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Côte d’Ivoire/élection: Alassane Ouattara reçoit la bénédiction de Paris

On aurait dit qu’elle avait tout misé sur un spectre ingérant français mais la réalité politique du nouvel ordre relationnel multilatéral et l’emphase bilatérale pourrait avoir été sa douche froide.

Peut être par anachronisme colonial, l’opposition ivoirienne de Guillaume Soro à Henri Konan Bedié en passant par Pascal Affi N’Guessan s’en est remis à émettre des messages, allant même à qualifier certains de “courriers”, à l’endroit du Président français pour exprimer leurs maux politiques ivoiro-ivoiriens au delà de leurs activistes sur internet qui ont produit toutes sortes de scénarios aussi ubuesques les uns que les autres, comme d’accoutumé, allant même, au constat, jusqu’à infirmer l’information exclusive révélée par KOACI, du déjeuner à l’Elysée.

Nous avons même constaté des communicateurs d’un autre temps, à l’image d’une, employée par Guillaume Soro, s’agiter dans tous les sens pour, peut être, justifier leurs cachets à défaut de pouvoir inverser une tendance contextuelle actuelle, franco-ivoirienne.

Selon les informations recueillies en marge de la rencontre d’hier entre les numéros un français et ivoirien à Paris, aucun de ces derniers n’a été lu par le sommet français qui, nous martèlera-t-on, s’en remet uniquement aux rapports officiels de son ambassade à Abidjan et aux échanges avec son alter ego ivoirien qu’il a encouragé pour sa continuité dans un contexte sans précédent pour éviter un scénario hasardeux et s’assurer d’un futur fructueux.


” Devant un contexte aussi inattendu que compliqué (après le décès d’Amadou Gon, candidat désigné du Rhdp, ndlr), la France, mais pas que la France, l’ensemble des Pays partenaires de la Côte d’Ivoire, USA compris, ont insisté auprès du Président Ouattara pour qu’il se représente et prépare à nouveau un successeur capable de poursuivre sa lancée politique et économique. A vrai dire je dois vous confier qu’il (Alassane Ouattara, ndlr) n’était vraiment pas partant car il avait tout fait pour passer la main en désignant un successeur au sein de son parti (Rhdp, ndlr), mais face au drame, dans ce laps de temps si court qu’il restait avant la présidentielle, il a fini par accepter cette mission. A notre niveau nous considérons un acte fort et responsable, l’emphase que vous constatez avec Emmanuel Macron n’est pas un hasard au delà de leurs amitiés personnelles.”, nous confie une source française proche du dossier ivoirien.

Notre source ajoutera également que certains proches de l’opposition ivoirienne, font, souvent, en vain, le pied de grue à Paris pour accéder aux conseillers du Président Macron, occupé à d’autres préoccupations quotidiennes, comme précisé.

“On est habitué à cela, vue d’Abidjan, ils (les politiciens ivoiriens, ndlr) pensent que le pouvoir français est focus sur la situation ivoirienne, alors qu’elle est rarement dans les ordres du jour sans compter que les relations ne sont plus du même ordre qu’à l’époque. Si avec ce que l’on peut considérer comme les echecs des appels à marcher de l’opposition que nous avons relevé, on constate que les ivoiriens pourraient être passés à autre chose, eh bien en France aussi c’est pareil, tout évolue et le Président Macron y tient fermement, il veut rompre avec certaines pratiques du passé pour établir des relations d’égal à égal.”, nous expliquera-t-il.

Si à l’évidence la France à l’image de l’ensemble des Pays partenaires de la Côte d’Ivoire saluent, en coulisse, le choix “rassurant” d’Alassane Ouattara, après l’épisode de la candidature malgré lui d’un Laurent Gbagbo qui pourrait lui jouer des tours dans son combat judiciaire, et le déficit de présence sur le terrain à moins de deux mois du scrutin des opposants, reste à savoir si l’enjeu réel de cette échéance n’est pas 2025.

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