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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo répond à l’offre d’Alassane Ouattara

C’est par l’intermédiaire de son beau-fils que l’information a fuité. Stéphane Kipré, homme politique et époux d’une des filles de Laurent Gbagbo rend régulièrement visite à l’ancien président ivoirien à Bruxelles. Dans un entretien accordé aux confrères de Jeune Afrique, il situe l’opinion nationale et internationale sur la position de Laurent Gbagbo vis-à-vis de la proposition d’Alassane Ouattara.

A en croire Stéphane Kipré, l’ancien président ivoirien est prêt à discuter avec Alassane Ouattara mais pas à n’importe quelle condition.

« Pas question d’en dire plus sur les plans de son beau-père, auquel il va régulièrement rendre visite à Bruxelles. « Il n’a qu’une envie : rentrer en Côte d’Ivoire », affirme-t-il, ajoutant qu’il est « incontournable » pour solder la réconciliation nationale. Quant à un éventuel accord avec Ouattara, il assure qu’il est prêt à dialoguer, mais « pas à n’importe quelle conditions ». « La seule chose que je peux dire, c’est qu’il ne pourra jamais accepter de garder le silence face à ce qui se trame dans le pays », nous révèle Jeune Afrique.

Tout en soutenant la candidature de son beau-père, Stéphane Kipré est favorable à un report de la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le pays va droit dans le mur selon ce dernier.

« En cette après-midi ensoleillée de septembre, l’ex-basketteur à la silhouette imposante reçoit dans sa suite d’un palace parisien avec vue sur la Tour Eiffel. Ses quatre smartphones sont posés sur le canapé en mode silence, mais lui ne mâche pas ses mots.

« Les Ivoiriens sont excédés par Alassane Ouattara. Ils ont compris que cet homme ne tenait jamais sa parole ». Comme les autres opposants, il conteste au président sortant le droit de briguer un troisième mandat. Et considère que son « choix de violer la Constitution » et de se présenter à la présidentielle du 31 octobre fait courir de grands dangers à son pays.

« Tout le monde voit que la Côte d’Ivoire fonce dans le mur. Tout le monde, sauf le pouvoir en place. Les conditions ne sont pas réunies pour tenir une élection apaisée. Même s’il a la population entière contre lui, Alassane Ouattara dira qu’il a gagné », dénonce-t-il.

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