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Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko attaque violemment Guillaume Soro

La tension monte en Côte d’Ivoire à quelques jours de l’élection présidentielle. Lors d’une rencontre avec les jeunes de Yopougon ce week-end, le nouveau premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko a sévèrement taclé l’opposition qu’il accuse de vouloir mettre le feu au pays. Tout en rassurant les Ivoiriens sur caractère paisible du scrutin du 31 octobre, il lance une pique à son ancien camarade du RDHDP, Guillaume Soro. Sans le nommer directement, Hambak insinue que Guillaume Soro n’est rien sans Alassane Ouattara.

« Quand Ado te soulève, tu crois que tu mesures deux mètres.
Mais quand il te met à terre, tu constates que tu n’es rien. Continue de bavarder mais c’est ici ça se passe et nous on est là », a déclaré Hamed Bakayoko.  En conférence de presse la veille, l’ancien premier ministre Guillaume Saro avait indiqué qu’il est candidat malgré la décision défavorable du Conseil constitutionnel. Il a également déclaré qu’il n y’aura pas d’élection le 31 octobre et Alassane Ouattara ne sera pas le prochain président de la Côte d’Ivoire. C’est surement toutes ces déclarations qui ont fait sortir Hamed Bakayoko de son silence.

Exclu du processus électoral par le conseil constitutionnel, Guillaume Soro a entamé une bataille diplomatique et juridique qui semble porter ses fruits. En plus d’une décision de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui désavoue l’Etat ivoirien, Guillaume Soro peut se réjouir de la dernière sortie de l’Union Européenne en date du 18 septembre 2020 qui invite les autorités ivoiriennes à respecter les décisions des juridictions internationales.

 « L’UE prend acte de la décision du Conseil constitutionnel, ce 14 septembre, relative aux candidatures retenues pour l’élection présidentielle. S’il ne lui revient pas de se prononcer à ce sujet, l’UE rappelle qu’il est de la responsabilité première des autorités et institutions ivoiriennes compétentes de garantir un processus électoral impartial, transparent, inclusif et équitable, emportant l’adhésion des citoyens. Elle note les différentes procédures ouvertes auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) relativement au processus électoral et rappelle son attachement au respect de la justice internationale », précise la déclaration.

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