Shadow

Côte d’Ivoire : Ouattara se plie à la décision de la Cour africaine des Droits de l’homme

Le président ivoirien Alassane Ouattara a répondu en partie aux exigences de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui exigeait la libération des détenus politiques et l’arrêt des poursuites contre l’ancien premier Guillaume. 7info.ci nous fait le point.


Après neuf mois de détention sans jugement, une dizaine de détenus proches de l’ancien chef rebelle ivoirien, Guillaume Soro ont recouvré la liberté.

« Enfin nous sommes libres et ce n’est qu’une liberté provisoire », a confié le député Loukimane à son épouse dès sa sortie de prison. Cette liberté est soumise à certaines exigences telles que : l’interdiction d’entrer en contact les uns les autres et ne doivent pas faire de « cyber activisme » ni participer à des « meeting ».
Accusés de tentative de déstabilisation des institutions républicaines, une vingtaine de pro-Soro, dont cinq députés avaient été arrêtés fin décembre 2019, après l’atterrissage manqué de l’avion de leur leader.

Photos des détenus libérés


La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), fin avril, avait ordonné aux autorités ivoiriennes de suspendre le mandat d’arrêt délivré par la justice ivoirienne contre Guillaume Soro et la libération des députés « arbitrairement détenus« . En réponse, le pouvoir d’Abidjan s’est retiré de « la déclaration de compétence prévue au protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples« . Dans la foulée, un procès a eu lieu. Guillaume Soro a écopé de 20 ans de prison ferme et de 5 ans de privation de droits civiques.

Candidat de Génération et peuples solidaires (GPS), pour le scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, la candidature du député de Ferkessédougou a été rejetée le lundi 14 septembre dernier par le Conseil constitutionnel. Un acte qualifié de « forfaiture » par l’ex-leader étudiant. Le jeudi 17 septembre, face à la presse, il a déclaré que « Ouattara ne sera pas le prochain président de Côte d’Ivoire ». Pour mettre la pression sur le régime ivoirien, l’opposition politique a appelé à la désobéissance civile. Cette libération de proches de l’ancien chef de guerre de Bouaké vise sûrement à faire baisser la tension.
Le député Alain Lobognon, Souleymane Kamaraté dit Soul to Soul, deux inconditionnels de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Rigobert Soro et Simon Soro, frères de l’ « homme de mission« , sont encore en détention.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *