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France : Guillaume Soro sous menace d’une extradition

Selon une publication de Me Charles Consigny jeune avocat français qui a rejoint l’équipe de défense de Guillaume Soro aux côtés de William Bourdon, l’ancien premier ministre est sous la menace d’une extradition. ” Présent à la conférence de presse de l’ancien premier ministre ivoirien, le jeune avocat vient également de prendre la plume dans une tribune pour dénoncer le “coup d’Etat institutionnel” du président Ouattara à l’encontre de son client en exil en France et sous la menace d’une extraction”, peut-on lire sur son compte Twitter. 

Guillaume Soro ne s’est pas lui-même prononcé sur le sujet. Il continue sa guerre médiatique contre le président ivoirien Alassane Ouattara.

« À 78 ans révolus il manque de sagesse. Un président ne parle pas ainsi. Dans ses propos transparaît la haine d’un conjoint divorcé. Il veut me voir en Prison? Sûrement dans la cellule voisine à la sienne. Pour l’heure qu’il quitte le pouvoir et ne brûle pas la Côte d’Ivoire », a-t-il publié sur son compte Twitter après avoir lu l’interview accordée par Ouattara au journal français Paris Match.

Ce sont des bêtises

Alassane Ouattara

Le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara a accordé une interview au confrère français Paris Match le jeudi 24 septembre 2020. Dans cet entretien, le président Ouattara a affirmé que la Constitution de son pays lui permet de briguer un autre mandat.

Le régime d’Abidjan est en proie à des mouvements de contestation depuis l’annonce d’Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat. L’opposition politique multiplie les mouvements de contestation afin d’obtenir le retrait du président sortant de la course, à la présidentielle du 31 octobre prochain. Le dimanche 20 septembre, dernier, un appel à la désobéissance civile a été lancé par l’immense majorité de l’opposition ivoirienne. Un acte qualifié de « bêtise » par le président Ouattara qui soutient que la loi fondamentale de son pays lui permet de participer à nouveau à la course au pouvoir.

« Ce sont des bêtises ! Notre Constitution date de 2016, elle a instauré une République en Côte d’Ivoire. Les cartes ont donc été rebattues. Je vous le répète, je n’ai jamais cherché à m’accrocher contrairement à mes prédécesseurs », a-t-il soutenu.

Parmi les farouches opposants à la candidature d’Alassane Ouattara, figure Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale. Investi candidat à la présidentielle pour le compte du Génération et Peuples Solidaires (GPS), l’ex-chef de la rébellion de Bouaké a vu sa candidature rejetée par le Conseil constitutionnel. Ce dernier juge cette décision de « forfaiture » et de déni de droit. En réponse aux accusations de son ancien Premier ministre, condamné à 20 ans de prison, le président Alassane Ouattara a fait savoir que la légitimité, c’est d’abord le respect des normes juridiques.

« La légitimité, c’est le respect du droit. La place de Guillaume Soro n’est pas dans la campagne électorale, mais en prison. S’il a quitté la Côte d’Ivoire sans y revenir depuis la fin de l’année, c’est parce qu’il sait qu’il devra y être jugé pour une tentative de déstabilisation. Les preuves contre lui sont accablantes », a révélé le président du RHDP.

Quant à son ancien allié politique, Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) après plusieurs années de procès, l’ex-directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) a soutenu que des dispositions seront prises pour son retour en Côte d’Ivoire.

« Il (Gbagbo) a commis des erreurs, mais c’est un frère, et un ancien président. La Côte d’Ivoire reste son pays. Il faut attendre le verdict en appel devant la CPI, car pour l’instant, il est en liberté sous condition. Ensuite, des dispositions seront prises quant à son retour, sachant qu’il est condamné à vingt ans de réclusion pour crimes économiques », a-t-il expliqué.

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