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Covid-19 : les forces de l’ordre ont tué une personne à Niamtougou (Togo)

Une personne du troisième âge a été tuée par une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre sur les populations de Niamtougou ce samedi 26 septembre 2020. Cette scène surréaliste s’est produite alors que la force Anti Covid tenterait de disperser les populations qui célébraient leur fête traditionnelle sans respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement.

Au Togo, le non-respect des mesures gouvernementales prescrites pour lutter contre la pandémie du Coronavirus se paie cash. Une bavure policière de plus a entrainé la mort d’un citoyen civil à Niamtougou. La célébration de la fête traditionnelle « Sant’m » tourne au désastre à Niamtougou, au Nord du Togo. Selon des informations qui parviennent à la rédaction de Breves.Info, les populations de cette localité ont souhaité célébrer leur fête traditionnelle sans tenir compte des mesures édictées par les autorités nationales. Cette situation aurait engendré des affrontements entre population et la force anti-covid.

« Dans la tentative de repousser les manifestants, une grenade lacrymogène a atteint accidentellement à l’abdomen une personne âgée qui a été aussitôt évacuée à l’infirmerie de la base de Niamtougou pour les soins où elle succomba quelques temps après », apprend-on du communiqué du ministre de la sécurité.

Le bilan des incidents est lourd. En dehors du vieillard tué, il est enregistré quatre blessés et une maison en pailles incendiée du côté des manifestants et treize blessés dont un grave et des dégâts matériels importants notamment deux véhicules du côté des forces de sécurité, peut-on lire dans le communiqué.

Cependant les vidéos dont breves.info s’est procuré, montrent qu’au moins trois cases ont été brulées. Les populations ne comprennent pas l’attaque de leurs domiciles par les hommes censés les protéger.

Plusieurs bavures policières avaient amené le gouvernement à changer le commandement de la force Anti-covid. Fin avril, le lieutenant -colonel Yawovi Okpaoul fut remplacé par le colonel Kodjo Amana suite à de nombreuses plaintes des populations violentées par des hommes en uniformes pendant le couvre-feu. Les résultats des enquêtes ouvertes pour établir les responsabilités sont toujours attendus.

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