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Création du CNT : « j’ai comme le sentiment que d’autres sont possédés par le diable »

Alors que la cote d’Ivoire s’enlise dans une violence postélectorale, Kouadio Konan Bertin multiplie les sorties médiatiques afin d’obtenir une accalmie. Il en profite pour glisser un tacle aux partis de l’opposition qui rejettent la victoire de Alassane Ouattara.

Sur le plateau de « Sans réserve » ce 03 novembre, le candidat malheureux à la présidentielle du 31 octobre dernier, Kouadio Konan Bertin dénonce la création d’un conseil national de transition par une partie de l’opposition. « Ce n’est pas la voie de la sagesse », déclare KKB qui dit se « battre pour éviter l’affrontement dans le pays ». Le transfuge du PDCI dit ne pas comprendre cette initiative et accuse l’opposition de précipiter la Côte d’Ivoire vers le chaos. « J’ai comme le sentiment que d’autres sont possédés par le diable, ils veulent absolument aller à l’affrontement ».

Au lendemain de la présidentielle, une partie de l’opposition a annoncé la création d’un conseil national de transition chargé de conduire le pays vers des élections. Elle dit ne pas reconnaitre la réélection de Alassane Ouattara dont le mandat s’est terminé ce 31 octobre. Pour KKB, la création de ce conseil est une manière pour l’opposition de cacher son échec suite à son appel au boycott. « Nous avons été à une élection que vous avez appelé à Boycotter. Quelqu’un a gagné, il faut désormais le féliciter », soutient KKB.

Se présentant comme un féru de paix, celui qui est considéré aujourd’hui comme le vendu de l’opposition appelle Henri Konan Bedie, 86 ans, nommé président de ce conseil de transition à se désolidariser de cette initiative.  Il accuse Pascal Afi N’Guessan de manipuler « son père ».  « Comment des petits voyous peuvent conseiller un tel pratique à mon père à cet âge ci ? » s’interroge KKB.  « Ce n’est pas comme ça que j’ai connu Henri Konan Bedie », ajoute-t-il.

Depuis l’après midi de ce 03 décembre, les domiciles de Bedie, Affi Nguessan et plusieurs autres membres de la coalition de l’opposition son encerclés par les forces de l’ordre.  Plusieurs craignent leur arrestation, ce qui pourraient accentuer les violences qui ont déjà fait plusieurs morts.

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