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Arrestation des opposants : Bedie dénonce l’instauration d’un régime dictatorial en Côte d’Ivoire

Les dernières heures se sont accélérées pour les opposants, avec l’emprisonnement de certains de leurs leaders. Une situation que dénonce le président de PDCI-RDA, Henri Konan Bedie.

Depuis son domicile où il est assigné à résidence, l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire Henri Konan Bedie est monté au créneau pour dénoncer la situation que vit aujourd’hui l’opposition ivoirienne. Sur son compte Twitter, celui qui est présenté comme le président du Conseil National de Transition dénonce une violation des droits de l’homme. <<Aujourd’hui, les forces de l’ordre agissent comme des milices faisant fi des droits humains. Des opposants, de Pascal Afi Nguessan i à Guikahué Kakou, sont déportés et emprisonnés pour leurs idées>>, écrit l’ancien président.

Depuis près de deux semaines, plusieurs leaders de l’opposition ont vu leur domicile encercler par les forces de l’ordre, alors que d’autres se faisaient arrêter. Ce week-end, l’ancien premier ministre Affi Nguessan, porte-parole de l’opposition a été arrêté alors qu’ils se rendait dans sa ville natale. Quelques heures plus tôt, c’est le secrétaire exécutif du PDCI qui avait été déféré à la MACA.  Tous sont dans le viseur du pouvoir actuel, après l’élection présidentielle du 31 octobre dont ils s’opposent à son organisation . <<Ce régime de la peur instauré par Alassane Ouattara montre à quel point la répression a pris le pas sur la démocratie, au vu et au su de la communauté internationale qui ne réagit pas.>> ajoute Bedie.

Face à la situation qui risque de conduire la Côte d’Ivoire vers de nouvelles violences post-electorales, le président du PDCI demande une intervention de la communauté internationale, neutre, à son avis. ” Nous appelons les ONG et organisations internationales à dénoncer la dictature qui s’installe en ce moment même en Côte d’Ivoire”.  “J’exige une nouvelle fois la libération des opposants et la levée des blocus autour des résidences des opposants”, ajoute l’opposant de 86 ans.

Le 31 octobre dernier, les Ivoiriens se sont rendus se sont rendus aux urnes pour se choisir un  nouveau président. Alassane Ouattara, 78 ans, a été réélu pour un 3e mandat avec 94, 27% des voix. Des résultats que l’opposition qui avait appelé à un boycott du scrutin ne reconnait pas. Elle se retrouve désormais muselée par le pouvoir en place alors qu’elle avait annoncé la création d’un conseil national de transition chargé de “conduire le pays vers de nouvelles élections”.

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