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Yodé et Siro : « ADO n’a pas mis l’humain au cœur de ses projets »

Yodé et Siro, artistes ivoiriens

Yodé et Siro l’un des meilleurs groupes Zouglou de la Côte d’Ivoire a du mal à se faire comprendre par le régime d’Alassane Ouattara. Indexés comme des militants du PDCI-RDA à la solde de Henri Konan Bedie, Dally Djédjé et Sylvain Aba, expliquent leur démarche. Le groupe a pour particularité de dénoncer les dérives des pouvoirs en place. Et le régime d’Alassane Ouattara n’est pas le premier à subir les critiques des jeunes de Gbatanikro.


« Au cours de la décennie 2000, le PDCI et le Rassemblement des républicains (RDR, d’Alassane Ouattara) utilisaient la chanson « Président » de notre album Antilaléca comme hymne de campagne lors de leurs meetings. Et aujourd’hui, nous critiquons le pouvoir du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en disant très haut ce que le peuple pense tout bas. C’est dans notre ADN de critiquer le pouvoir », relate Siro dans Jeune Afrique.

Concernant la politique d’Alassane Ouattara élu pour un troisième mandant contesté, Siro et Yodé estiment que le président ivoirien n’investit pas assez dans l’humain.
« Alassane Ouattara est un grand bâtisseur. Cela ne souffre d’aucun doute. Cependant, il n’a pas mis l’humain au cœur de ses projets. Il s’est contenté de grands chantiers et de propulser une croissance économique sans visage. Il a bâti sans fondation, c’est-à-dire sans la réconciliation des Ivoiriens. Une nation réconciliée a des atouts. Son Premier ministre Hamed Bakayoko est un battant, qui a gardé ses valeurs malgré les hautes fonctions qu’il exerce aujourd’hui », regrette-t-il.

Evoquant leur condamnation à un de prison avec sursis début décembre 2020, les deux artistes semblent tourner la page.
« Cette affaire est derrière nous. Nous appréhendons l’avenir de manière positive, malgré nos ennuis judiciaires. Nous avons confiance en la justice. Nous avons même cherché à rencontrer, sans succès, le procureur Richard Adou, à l’origine des poursuites contre nous », explique Soro.

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