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Ces organes de l’ONU qui sont dirigés par des Africains

Un vent de nouveauté a soufflé ce 15 février à la tête de l’OMC, avec l’élection de Ngozi Okonjo-Iweala comme directrice. A 66 ans, cette ancienne ministre de l’économie du Nigéria et ancienne directrice de la Banque Mondiale est devenue la première femme à diriger l’organisation mondiale du commerce et surtout la première noire. Fait rare pour être signalé.

En devenant la patronne de l’OMC, grâce en partie au désistement de sa concurrente, la sud-coréenne Yoo Myung-hee, la nigériane est rentrée dans le cercle très fermé de ces africains qui président à la destinée d’un des nombreux organismes de l’ONU. Voici qui sont-ils.

  • Gilbert Foussoun Houngbo (Togo) : President du FIDA

Ancien premier ministre du Togo, Gilbert Houngbo vient d’être reconduit à la tête du Fonds international de développement agricole (FIDA), organe qu’il dirige depuis 2017.

Nommé à la surprise générale premier ministre de son pays de 2008 à 2012, Gilbert Houngbo n’est pas à sa première expérience au sein des Nations Unis. Ce diplômé de l’université de Lomé a tout d’abord fait ses preuves au sein de l’OIT au poste de directeur général adjoint de l’OIT en dirigeant les opérations mises en œuvre sur le terrain par cet organisme dans plus de 100 pays, ou encorecomme ancien haut cadre du PNUD, poste qu’il occupait avant de céder aux appels de Faure Gnassingbé.

A 60 ans, Gilbert Fossoun Houngbo va entamer son deuxième mandat à la tête du FIDA alors que le monde est durement frappé par la pandémie du coronavirus, rendant de plus en plus vulnérable la population rurale.

  • Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie) : Directeur général de l’OMS

Crée en 1948, l’Organisation mondiale de la santé fait sans doute actuellement face à sa pire crise : celle de la pandémie du coronavirus qui sévit dans le monde depuis près de deux ans. En première ligne pour tenter de trouver une solution idoine à cette crise, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

A 55 ans, cet homme politique Ethiopien a été élu à la tête de l’OMS en mai 2017 à la suite d’une élection très serrée devant ses concurrents le Britannique David Nabarro et la Pakistanaise Sania Nishtar. Jusque là inconnue sur la scène internationale, le successeur de Margaret Chan avait occupé les postes de ministre de la santé et celui de ministre des affaires étrangères dans son pays, l’Ethiopie. Depuis lors, Tedros Ghebreyesus est devenu le premier africain à prendre la tête de l’OMS, présentée comme l’une des agences les plus puissantes de l’ONU. « C’est un jour historique pour l’Éthiopie et pour l’Afrique », déclarera à l’issue du vote l’ambassadeur éthiopien auprès de l’ONU à Genève, Negash Kibret.

  • Bishar Abdirahman Hussein (Kenya) : directeur general de l’UPU

Le 10 octobre 2012, Bishar Abdirahman Hussein devenait le directeur général du bureau international de l’Union postale universelle (UPU). Titulaire d’un Bachelor of Arts Degree en sciences politiques et sociologie de l’Université de Nairobi, ce très discret Kenyan a d’abord fait ses preuves au conseil d’administration de l’UPU (2008-2012) au poste de président, avant de prendre la tête du bureau international. Seul candidat à sa propre succession, il sera réélu pour un second mandat à Instanbul en 2016.

En fin de mandat, le kenyan devra céder dans les prochains mois son siège.

  •  Phumlize Mlambo-Ngcuka (Afrique du Sud) : directrice exécutive de ONU-Femmes

Depuis 2013, Phumlize Mlambo-Ngcuka est la directrice exécutive de l’ONU-femmes. Femme politique, Phumlize est une très proche de Thabo Mbeki dont elle fut d’ailleurs vice-présidente entre 2005 et 2008. Elle sera contrainte, de démissionner de ses fonctions, après la démission forcé du président Mbeki en 2008.

Chez elle en Afrique du Sud, Phumlize Mlambo-Ngcuka est non seulement connue comme directrice exécutive de l’ONU femmes mais encore plus comme la feme du procureur à l’origine à enquêtes de corruptions contre Jacob Zouma.

  • Ghada Fathi Waly (Egypte) : directrice exécutive de l’ONUDC

Femme politique elle aussi, Ghada Waly a été nommée directrice exécutive de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), par le SG de l’ONU en novembre 2019.

Ancienne ministre égyptienne de la Solidarité sociale a pris la succession du russe Youri Fedotov. En Egypte, Ghada Waly a « élaboré la stratégie nationale de lutte contre la drogue, mené auprès des jeunes une campagne nationale de sensibilisation et de prévention centrée sur la drogue et lancé des programmes novateurs visant à réhabiliter et à réinsérer dans la société des personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation de drogues ». Des réalisations qui ont sans doute pesé dans le choix de Antonio Guterres, SG de l’ONU.

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