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Corruption, financement de la campagne de Faure Gnassingbe : Vincent Bolloré plaide coupable

L’homme d’affaire français Vincent Bolloré a reconnu vendredi 26 février 2021 devant le tribunal de grande instance de Paris que sa société a commis des actes de corruption au Togo et en Guinée pour gagner plusieurs marchés. Malgré ses aveux, le tribunal a refusé tout accord avec la société Bollore SE et renvoie l’homme d’affaire devant le tribunal correctionnel.

La justice française accuse l’homme d’affaire Vincent Bolloré et son collaborateur Gilles Alix d’avoir conclu des pactes de corruption avec plusieurs dirigeants africains. « Un pacte de corruption a eu lieu à l’initiative de Monsieur Vincent #Bolloré et Monsieur Gilles Alix (…) En échange du financement des campagnes politiques de Faure Gnassingbé et d’Alpha Condé, le groupe Bolloré a obtenu des avantages fiscaux, le prolongement de sa concession portuaire et l’extension des quais », révèle le journal français Blast qui indique également que le Breton « et son groupe auraient payé 370 000 euros de “dépenses de communication” au président togolais Faure Gnassingbé, afin de gagner des contrats sur le port de Lomé ».

Devant le juge, Gilles Alix a reconnu les faits qui lui sont reprochés indiquant toutefois qu’il n’aurait pas informé Vincent Bolloré de ses agissements.

« Après plusieurs semaines de négociations avec le Parquet financier, le groupe Bolloré a accepté la Convention judiciaire d’intérêt public. Cette procédure offre la possibilité de reconnaître les faits et d’éviter le procès », nous apprend notre source.

Dans un premier temps, la société Bolloré a accepté de payer 375 000 euros ’amende représentant « l’ensemble des avantages que la société a perçu dans cette affaire, y compris le prévisionnel du prolongement de la concession portuaire jusqu’à 2045 (…) La société Bolloré SE accepte également de se soumettre à un programme de mise en conformité de deux ans. Avec des audits réguliers afin de tester la robustesse les bonnes résolutions du groupe, pour un coût total de 4 millions d’euros ».

Contre toute attente, la présidente du tribunal refuse à la dernière minute, l’arrangement qui éviterait un procès au groupe Bollore.  

« La présidente refuse d’homologuer les peines acceptées dans un premier temps par Vincent Bolloré. Elle estime nécessaire que ces infractions soient jugées en correctionnelle. Le procès aura lieu », indique nos confrères de Blast.

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