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CFA : Kako Nubupko maintient ses objectifs malgré sa nomination à l’UEMOA

Le Prof. Kako Nubukpo a répondu lundi 24 mai 2021 sur la radio Victoire FM aux questions de la population qui considère sa nomination à l’UEMOA comme la fin de son projet premier qu’est la création d’une nouvelle monnaie en remplacement du franc CFA.
Nomme à la commission de l’UEMOA, l’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques a déçu la population qui pense aujourd’hui que ce dernier n’a plus les mêmes visions qu’autrefois.
« Personne ne m’a acheté parce que je ne suis pas achetable. Moi, je n’ai pas besoin de beaucoup pour vivre, je rends grâce à Dieu. Il n’y a personne derrière Kako Nubukpo, personne ne peut m’instrumentaliser. Il n’y a aucune confusion, il y a une stabilité, une constance et des convictions affirmées. Nos États ont investi dans notre formation, c’est pour qu’on soit au service du collectif. Si on ne travaillait que pour nous-mêmes, je crois qu’on serait bien au chaud dans certaines institutions depuis très longtemps. J’ai travaillé à la commission de l’UEMOA entre 2009 et fin 2011 comme conseiller technique coton. L’agriculture, c’est quelque chose qui me tient à cœur. J’ai fait ma thèse de doctorat sur les déterminants de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’ouest. Le chef de l’Etat (Faure Gnassingbé, ndlr) a souhaité que je reparte à la commission de l’UEMOA pour m’occuper du secteur de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement. Ce sont des domaines très importants, ne serait-ce que pour la survie même de notre humanité », a-t-il déclaré
Notons que le prof Kako Nubupko, dans une autre interview accordée au confrère jeuneafrique.com en 2019, citait les griefs qu’il avait contre le franc CFA dont il lutte pour la fin. « Je fais quatre critiques d’ordre économique au franc CFA. D’abord, la faiblesse des échanges intracommunautaires car, comme nous produisons les mêmes produits, nous échangeons très peu entre nous. Ces types d’échanges sont de l’ordre de 10% en Afrique centrale et de 15% en Afrique de l’Ouest, alors qu’ils concernent 60% des échanges en Europe. Il faut mettre en place une réforme graduelle autour du franc CFA, et cela commence par son changement de nom », dénonce-t-il.

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